La Syia antique : ce qu’il reste de la ville
De l’autre côté de la rivière se trouvent les ruines de la ville romaine qui a donné son nom à Sougia.

La plupart des visiteurs de Sougia connaissent la plage, les tavernes et l’église au sol de mosaïque. Ils sont moins nombreux à savoir que la ville antique se trouvait surtout de l’autre côté de la rivière. Il n’en reste que des ruines, mais elles laissent deviner l’étendue de l’ancienne Syia.
À l’est de la rivière
La ville antique s’étendait surtout sur la rive est du Sougianos. On y a mis au jour des citernes à coupole, des maisons et de grands bâtiments, datés du Ier siècle av. J.-C. au VIe siècle apr. J.-C.
Les Tholoi, les thermes romains
La plus grande ruine est un ensemble de thermes romains que l’on appelle les Tholoi, c’est-à-dire les coupoles. Il s’étend sur environ 3 000 mètres carrés et ses murs se dressent encore sur 3,5 à 4 mètres de haut. Six de ses salles étaient couvertes de coupoles.
L’eau arrivait par l’aqueduc. Elle remplissait les citernes, puis gagnait les maisons et ces thermes.
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Les tombes sur la colline
La nécropole de la ville se trouvait à l’extrémité ouest des collines orientales. Ses tombes sont voûtées, bâties de galets de rivière liés au mortier. Chacune n’a qu’une seule chambre, dont l’entrée s’ouvre à l’ouest. Elles sont du même type que les tombes de Lissos, l’autre port d’Elyros.
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À l’ouest de la rivière : le village
Le village actuel occupe la rive ouest. Ici, la ville antique ne survit que par fragments : des pierres anciennes remployées dans des constructions plus tardives et des inscriptions de marbre encastrées dans les murs des maisons.
Sur la colline à l’ouest du village, près de la source et de la petite église d’Agia Irini, du début du XIVe siècle, se trouvait peut-être un autre quartier de Syia, habitations ou sanctuaire. Personne ne le sait avec certitude.
La chapelle est à environ 1,4 km du village, une quarantaine de minutes à pied par le sentier balisé.
Ce que l’on peut voir sans peine
Les thermes, les citernes et les tombes à l’est de la rivière ne sont plus que des ruines. Les traces de Syia les plus faciles à voir se trouvent dans le village et tout autour.

Le sol de mosaïque de l’une de ses basiliques est aujourd’hui celui de l’église Saint-Pantéléimon, au milieu du village. Un pan du mur de l’aqueduc se dresse au bord de la route de Moni, à une dizaine de minutes à pied après les dernières maisons. Et au centre du village, près du café Roxanne, un panneau d’information raconte l’histoire de la Syia antique.
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Les questions des randonneurs
Où se trouvait la Syia antique ?
Surtout sur la rive est de la rivière de Sougia, avec sa nécropole sur les collines orientales. Le village actuel occupe la rive ouest.
Que voit-on aujourd’hui de la Syia antique ?
Le sol de mosaïque de l’église Saint-Pantéléimon et une partie du mur de l’aqueduc, sur la route de Moni, sont faciles à voir. Les thermes romains, les citernes et les tombes à l’est de la rivière subsistent à l’état de ruines.
Pourquoi le village s’appelle-t-il Sougia ?
Le nom remonte à la Syia antique, de σῦς, qui signifie « porc » en grec. La ville était réputée pour ses porcs, et au fil des siècles Syia est devenue Sougia.
Sources
- Panneaux et carte Chania Trails, plage de Sougia, près du café Lotos
- Panneau d’information « Ancient Syia », au centre du village de Sougia, près du café Roxanne
- Syia, Wikipédia
Dernière vérification : octobre 2026. Horaires, tarifs et saisons d’ouverture peuvent changer : pensez à vérifier avant de partir.


